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Iran flag Iran : Investir en Iran

L'investissement direct étranger (IDE) en Iran

Les IDE en chiffres

Les flux d'investissements étrangers en Iran restent très faibles en comparaison de l'énorme potentiel qu'offre ce pays. Cette situation est due à plusieurs facteurs : prépondérance de l'Etat dans l'économie, risques politiques tant externes (embargo américain et sanctions économiques, crise du nucléaire) qu'internes (appauvrissement de la population, risques sociaux, inflation, crise du régime politique), lourdeurs bureaucratiques dans tous les secteurs.

L'investissement étranger s'était quelque peu développé sous l'ère du Président Khatami, qui avait offert une ouverture internationale au pays, et de nombreuses compagnies étrangères, notamment françaises et italiennes, avaient investi dans des projets gaziers et pétroliers. Cependant, le taux d'investissement dans le pays reste très lié au contexte politique et il reste très difficile de pouvoir prévoir la situation globale de l'Iran dans les années à venir.

Le renforcement, en 2011, des sanctions internationales liées au sujet sensible du développement de l'industrie nucléaire iranienne ne fait que renforcer les obstacles aux flux d'IDE vers le pays, malgré les investissements chinois et russes, en particulier dans le secteur gazier.

 

Comparaison internationale de la protection des investisseurs

 
Investissement Direct Etranger 200820092010
Flux d'IDE entrants (millions USD) 1.6153.0163.617
Stocks d'IDE (millions USD) 20.96723.98427.600
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies 130120-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies 50--
Nombre d'investissements greenfield*** 2015-
IDE entrants (en % de la FBCF****) 1,89,0-
Stock d'IDE (en % du PIB) 6,07,0-

Source : CNUCED - dernières données disponibles.

Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

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Pourquoi choisir d'investir en Iran

Les points forts
L'Iran bénéficie de grands potentiels largement sous exploités à l'heure actuelle de par son isolement sur la scène internationale.

Tout d'abord, l'Iran représente un marché important (70 millions d'habitants) avec une population jeune avide de produits étrangers. C'est également un marché solvable avec d'immenses besoins à la fois en biens de consommation, d'équipements, et en grands projets d'infrastructure (électricité, eau, logements, transport, etc.). Les coûts de production (travail, énergie, etc.) sont faibles.

L'Iran, du fait de sa situation géographique, est aussi une base idéale pour exporter dans la région et ses ressources énérgétiques constituent un grand attrait pour l'investissement étranger.

Les points faibles
L'Iran souffre de son isolement international et cela a des répercussions indéniables sur son économie.

Le poids de l'Etat dans l'économie est très important avec une myriade d'organisations liées à l'Etat et disposant de fonds et budgets très importants sans gestion cohérente. La corruption est très répandue dans le pays.

Les tensions géopolitiques, en particulier avec Israël, et l'instabilité interne constituent également des éléments de risques importants.

Les mesures mises en place par le gouvernement
Une loi sur l'attraction et la protection de l'investissement étranger et une loi simplifiant la fiscalité ont été votées en 2002. En 2004, une modification des articles 43 et surtout 44 de la Constitution a autorisé le gouvernement à privatiser de vastes secteurs jusqu’alors protégés, tels que la banque, les transports et les industries pétrolières et gazières en aval de la filière. Seize zones économiques spéciales ainsi que six zones franches ont également été introduites sur le territoire iranien.

Pour attirer l'investissement étranger tout en captant le savoir faire, des systèmes de buy-back ont été mis en place dans lesquels le retour sur investissement fait par le partenaire étranger peut être rapatrié au moyen des biens et services produits par le projet. En terme d'investissement, les Iraniens privilègient les investisseurs ayant une stratégie sur le long-terme et qui peuvent également transférer de la technologie.
 
Plus d'informations sur la page "Foreign Investment in Iran" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.
 

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Dernières mises à jour en Mai 2012