L'investissement direct étranger (IDE) en Indonésie
Les IDE en chiffres
L'Investissement Direct Etranger (IDE) en Indonésie, qui s'était effondré suite à la crise économique asiatique de 1997-1998, était en nette hausse depuis 2007, le pays ayant retrouvé de l’attrait auprès des investisseurs du fait des progrès réalisés dans la réforme du cadre réglementaire. Apres avoir pâti de la récession mondiale en 2009, les flux d’IDE sont nettement repartis à la hausse en 2011 et leur base s’est élargie. Les réserves de change ont plus que doublé par rapport à leur niveau de 2008. Les flux d’IDE restent cependant insuffisants au regard de la taille et du potentiel de l'économie du pays. Le renforcement de la stabilité politique et économique a supprimé certains risques d'investissement et a amélioré le climat du marché. Mais certains freins persistent, tels que la hausse du coût du crédit, le mauvais climat de l'investissement, le poids excessif et l'imprévisibilité des réglementations, le mauvais état des infrastructures, la gestion du risque terroriste et le haut niveau de corruption.
Investissement Direct Etranger
2008
2009
2010
Flux d'IDE entrants (millions USD)
9.318
4.877
13.304
Stocks d'IDE (millions USD)
67.964
108.223
121.527
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies
109
119
-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies
85
-
-
Nombre d'investissements greenfield***
132
117
-
IDE entrants (en % de la FBCF****)
6,6
8,4
-
Stock d'IDE (en % du PIB)
13,3
13,5
-
Source :
CNUCED
- dernières données disponibles.
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
Les flux d'IDE par pays et par secteurs d'activité
Les formes de sociétés préférées par les investisseurs
En règle générale, les étrangers ne peuvent investir que par le biais de l'établissement d'une société à responsabilité limitée (Perseroan Terbatas ou PT). Une PT peut être une coentreprise constituée par un investisseur étranger et un partenaire indonésien ou une société dont la propriété est exclusivement étrangère et dans laquelle la participation étrangère peut atteindre 100%.
Les formes d'établissements préférés par les investisseurs
La société est la forme d'établissement privilégiée.
Les principaux investisseurs
Total, Shell, British petroleum, Credit Lyonnais, ING Bank, ABN Amro Bank, Nike, Reebok, Adidas, Carrefour, Danone, Accor...
L'Indonésie compte près de 230 millions d'habitants, ce qui représente un marché énorme. De plus, le pays renferme d'abondantes ressources naturelles (bois d'œuvre, ressources halieutiques, pétrole, gaz naturel, métaux) et présente une très grande biodiversité.
Les points faibles
La principale entrave aux investissements réside dans le coût élevé des prélèvements illégaux, qui peuvent aller jusqu'à 60%. Pour les procédures de lancement d'une entreprise – nombre de démarches à accomplir, délais de démarrage, règles d'enregistrement et seuil de la mise de fonds initiale – une étude de la Banque mondiale a montré que l'Indonésie était moins efficace que d'autres pays asiatiques. L'imprévisibilité juridique est souvent déplorée et plusieurs échelons de la justice passent pour être inefficaces et corrompus. Les administrations fiscale et douanière sont toujours perçues par les milieux d'affaires comme étant généralement corrompues et arbitraires.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Les incitations à l'investissement sont destinées à tous les investisseurs, nationaux et étrangers. Il s'agit notamment d'allègements des droits sur les entrants et sur les biens d'équipement importés et d'incitations additionnelles pour les investissements à vocation exportatrice ainsi que pour les investissements dans certaines régions.
En 2006, le gouvernement a lancé un programme d'action pour l'amélioration du climat de l'investissement : projet de loi sur l'investissement, établissement d'une nouvelle liste négative applicable aux investissements, réduction drastique du délai requis pour la création d'une entreprise, accélération du processus de réexamen des réglementations locales susceptibles de nuire à l'esprit d'entreprise, ainsi que rationalisation des procédures douanières et amélioration des règlements douaniers. Un programme de privatisations initié en 1998 est régulièrement réactualisé, touchant notamment les secteurs clés tels que les transports et la finance.