Grâce à de nombreux atouts, notamment une forte spécialisation dans les services, une main d'oeuvre qualifiée, anglophone et bon marché, et un marché potentiel d'un milliard d'habitants, l'Inde accueille de plus en plus d'investissements étrangers. Selon le "World Investment Report 2011" publié par la CNUCED, l'Inde figure à la 14ème position dans le classement mondial des pays receveurs d'IDE. Les investissements ont chuté en 2011 du fait des tensions politiques internes et de la crise de la dette dans la zone euro, et devraient connaître une croissance faible en 2012.
Investissement Direct Etranger
2008
2009
2010
Flux d'IDE entrants (millions USD)
40.418
35.649
24.640
Stocks d'IDE (millions USD)
123.294
167.023
197.939
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies
82
63
-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies
84
-
-
Nombre d'investissements greenfield***
965
742
-
IDE entrants (en % de la FBCF****)
9,6
6,6
-
Stock d'IDE (en % du PIB)
9,6
12,9
-
Source :
CNUCED
- dernières données disponibles.
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
Les flux d'IDE par pays et par secteurs d'activité
- Un système démocratique à trois niveaux qui assure un contexte politique stable ; - Une administration très développée et un système judiciaire indépendant ; - Un pays immense qui fait de l'Inde un large réservoir de ressources ; - Une source sans équivalent de main-d'oeuvre bien éduquée, travailleuse et qualifiée, y compris des ingénieurs, personnel de direction, comptables et avocats ; - Une base de consommateurs qui grandit sans cesse, ce qui fait de l'Inde l'un des plus grands marchés pour les produits manufacturés et les services ; - Un système financier dynamique et robuste qui compte un réseau bancaire étendu, un certain nombre d'institutions financières au niveau national et des états ainsi qu'un marché financier vibrant ; - Une économie qui demeurera en expansion malgré la crise économique internationale.
Les points faibles
- La corruption (notamment au niveau fédéral) ; - les pressions politiques ; - les restrictions à l'IDE dans certains secteurs ; - la faiblesse des infrastructures ; - une sécurité inadéquate dans certaines zones.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement a mis en place des incitations fiscales et non fiscales pour la mise en place de nouvelles unités industrielles dans des secteurs spécifiques, qui comprennent l'énergie, les ports, les autoroutes, l'électronique et les logiciels. Le gouvernement a également créé des zones spéciales orientées vers l'exportation, appelées zones de traitement pour l'exportation (EPZ) ou zones économiques spéciales pour encourager les investissements étrangers. Les banques de développement du gouvernement central et les banques d'état de développement industriel proposent des prêts à moyen et long terme et mettent parfois leurs capitaux dans de nouveaux projets. Cependant, le gouvernement a placé des plafonds spécifiques à certains secteurs pour les avoirs étrangers dans certaines industries, comme les services de télécommunication de base et cellulaires, la banque, la vente de détail et l'aviation civile. Pour plus de détails, rendez-vous sur : la Commission indienne pour l'investissement.