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L'investissement direct étranger (IDE) en Égypte

Les IDE en chiffres

Avant l'éclatement de la crise politique, la progression rapide des flux de nouveaux investissements avait fait de l'Egypte la 1ère destination d'IDE au Proche Orient, et la 3ème du monde arabe derrière l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabe Unis. La croissance dynamique de l'économie égyptienne (autour de 7%), la position géographique stratégique, une main d'oeuvre à bas coût et qualifiée, un potentiel touristique unique, des réserves énergétiques conséquente, un marché intérieur important, et le succès des réformes engagées par les autorités (dont de nombreuses privatisations) étaient autant de facteurs expliquant cette forte hausse d'IDE. Le contexte régional était également à prendre en compte puisque l'Egypte a bénéficié d'une abondante liquidité des Pays du Golfe, conséquence directe de la hausse des recettes générées par les exportations de pétrole.

Cependant, la crise économique de 2008-2009, puis la crise politique et la révolution de 2011 ont conduit à un tarissement des flux d'IDE en direction de l'Egypte. Ils ont été divisés par trois depuis 2008.

Les IDE viennent principalement de l'Union Européenne, des Etats Unis et des pays arabes. Ils portent principalement sur le tourisme, la construction, les télécoms, les services financiers, l'énergie et la santé.

 
Investissement Direct Etranger 200820092010
Flux d'IDE entrants (millions USD) 9.4956.7126.386
Stocks d'IDE (millions USD) 59.99866.70973.095
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies 5152-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies 93--
Nombre d'investissements greenfield*** 83103-
IDE entrants (en % de la FBCF****) 31,233,6-
Stock d'IDE (en % du PIB) 36,234,8-

Source : CNUCED - dernières données disponibles.

Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

 

Les flux d'IDE par pays et par secteurs d'activité

Les pays investisseurs 2010, en %
Royaume-Uni 45,0
Belgique 8,1
Etats-Unis 3,7
Pays Arabes 1,7
Les secteurs investis 2010, en %
Secteur pétrolier 53,1
Extensions et création de nouveaux actifs 39,8
Immobilier 4,5
Recettes tirées des privatisations 2,6

Source : Ministère de l'Investissement - dernières données disponibles.

 
Les principaux investisseurs
La CNUCED compte 271 entreprises étrangères (c'est-à-dire des entreprises dont 10% du capital au moins est détenu par une entité étrangère) en Egypte. On peut estimer que ce chiffre est largement sous-évalué.

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Pourquoi choisir d'investir en Égypte

Les points forts
Le pays occupe une position géographique stratégique. De plus, il offre une main d'oeuvre bon marché et relativement qualifiée. Sa population croissante constitue un marché non négligeable dans la région. Ses ressources en énergie sont intéressantes. De plus, le pays a lancé depuis quelques années une politique de grands travaux (construction de la troisième ligne de métro, expansion du port de Sokhna, amélioration et rénovation du réseau ferroviaire) offrant de nombreuses opportunités d'investissements aux entreprises étrangères. Enfin, la politique entreprise par le gouvernement allant dans le sens d'une plus grande libéralisation et une meilleure attractivité envers les investisseurs étrangers, sont des signes encourageants pour l'investissement étranger.
Les points faibles
Malgré les privatisations, le secteur public  inefficace et déficitaire demeure omniprésent dans certains secteurs. De plus, la forte croissance de la population continue de freiner l'amélioration du niveau de vie des Egyptiens. Enfin, le pays accuse un retard dans ses infrastructures que les investissements actuels n'arrivent pas à combler.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Depuis septembre 2004, la General Authority for Investment and Free Zones (GAFI) a mis en place un programme économique pour attirer les investisseurs étrangers, accompagné d'une réduction des droits de douanes de 35% en moyenne et d'une simplification tarifaire. Si tous les secteurs de l'économie sont ouverts aux investisseurs locaux et étrangers, certains sont plus particulièrement visés par la Loi qui prévoit expressément la possibilité de réaliser des projets sous formes de BOT (Built, Operate, Transfer) dans les secteurs de l'agriculture, l'industrie, les mines, le tourisme et l'hôtellerie, les transports aériens, les transports maritimes off shore, les services de transport de biens, l'exploration et l'exploitation pétrolières, les infrastructures plus particulièrement pour l'adduction d'eau potable, les routes, le logement et le recyclage des eaux usées. D'autres secteurs viennent compléter cette liste en fonction des besoins (crédit-bail, le capital-risque et la production de programmes et de logiciels informatiques, etc.). Les programmes de privatisations sont également ouverts aux investisseurs étrangers. Certains secteurs sont considérés comme stratégiques et donc soumis à des législations spécifiques : aérospatiale, défense, édition de journaux.
 
Plus d'informations sur la page "Foreign Investment in Egypt" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.
 

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Dernières mises à jour en Mai 2012