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L'investissement direct étranger (IDE) à Cuba

Les IDE en chiffres

Depuis 1993, l’île s’est ouverte progressivement aux investisseurs étrangers, mais de manière sélective. Contrairement aux déclarations du gouvernement cubain, l’île se situerait parmi les derniers pays récepteurs d’IDE dans le monde, selon la CNUCED. Bien que tous les secteurs soient ouverts aux IDE, le gouvernement a défini en 2007 les secteurs stratégiques de l’économie qui doivent faire l’objet d’un investissement prioritaire. Le gouvernement privilégie l’investissement qui apporte une technologie avancée et un apport au niveau des infrastructures tel que le tourisme, les mines, le pétrole et toutes les activités qui peuvent contribuer à développer une offre de biens de consommation locale. Les secteurs de la distribution de détail et de la restauration sont ainsi généralement très difficile d’accès pour les investisseurs étrangers.

 

Comparaison internationale de la protection des investisseurs

 
Investissement Direct Etranger 200820092010
Flux d'IDE entrants (millions USD) 362486
Stocks d'IDE (millions USD) 185231317
Nombre d'investissements greenfield*** 712-
IDE entrants (en % de la FBCF****) 0,65,7-
Stock d'IDE (en % du PIB) 0,30,4-

Source : CNUCED - dernières données disponibles.

Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

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Pourquoi choisir d'investir à Cuba

Les points forts
La loi sur les investissements directs étrangers est relativement flexible et permet, en théorie, un investissement dans tous les secteurs économiques. Le Gouvernement facilite cependant davantage les investissements qui peuvent apporter une technologie avancée, l’ouverture à un marché, ou bien un montant de capitaux que Cuba ne peut apporter seul, permettant au pays de répondre à sa volonté de substitution aux importations.
Les points faibles
L’économie cubaine reste fortement centralisée ce qui oblige les entreprises étrangères à considérer l’Etat cubain comme un partenaire commercial dans un grand nombre de cas.
C'est l'Etat seul qui autorise les investissements. De plus, le risque politique du pays reste élevé (6 sur 7).
Les mesures mises en place par le gouvernement
Des zones franches industrielles ont été mises en place afin d'attirer les investisseurs étrangers (Havana in Bond, la zone de Wajav ou la zone portuaire de Mariel, par exemple). Elles entraînent l'exonération de l'impôt sur les bénéfices ainsi que de la taxe sur la main d'oeuvre, l'exonération des droits de douane et droits annexes pour toutes les marchandises introduites dans la zone franche. L’exonération d’impôt est valide pendant 12 ans. Les cinq années suivantes, l’entreprise n’est imposée qu'à 50%. Pour les activités commerciales et de services, la période d'exonération s'étend sur une période de 5 ans.
 
Plus d'informations sur la page "Foreign Investment in Cuba" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Services.
 

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