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L'investissement direct étranger (IDE) en Algérie

Les IDE en chiffres

Riche en ressources naturelles et stable économiquement, l'Algérie attire ces dernières années des flux records d'IDE, alimentant un stock qui s'élevait à 17,3 milliards de dollars US en 2009. Ces chiffres extrêmement encourageants cachent deux tendances contradictoires : une nette baisse des investissements européens et un regain d'intérêt des investisseurs du Golfe.

La série de mesures protectionnistes prises par le gouvernement algérien, dont la nouvelle réglementation relative aux IDE imposant une participation majoritaire algérienne de 51%, est un facteur décourageant les IDE. De même, la corruption, les lourdeurs bureaucratiques, la faiblesse du secteur financier et l'insécurité juridique relative aux droits de propriété intellectuelle sont des freins à l'investissement. Officiellement, le gouvernement demeure engagé dans la libéralisation économique et continue à rechercher l'investissement étranger dans des secteurs tels que les infrastructures, les télécommunications, l'énergie et l'eau. On peut également noter une réorientation des IDE sur le marché domestique à travers la multiplication des projets de développement des transports et des infrastructures.
Les secteurs attirant le plus d'IDE sont l'énergie, suivi par les télécommunications et le tourisme.

 
Investissement Direct Etranger 200820092010
Flux d'IDE entrants (millions USD) 2.6462.7612.291
Stocks d'IDE (millions USD) 14.49817.20619.498
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies 11377-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies 70--
Nombre d'investissements greenfield*** 7232-
IDE entrants (en % de la FBCF****) 5,61,3-
Stock d'IDE (en % du PIB) 8,512,3-

Source : CNUCED - dernières données disponibles.

Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

 

Les flux d'IDE par pays et par secteurs d'activité

Les pays investisseurs 2009, en %
Koweit 23,0
Espagne 17,0
Egypte 17,0
Etats Unis 13,0
France 7,0
Arabie Saoudite 6,0
Chine 4,0
Divers 13,0
Les secteurs investis 2009, en %
Industrie 52,7
BTPH 28,0
Télécommunications 9,6
Services 7,0
Tourisme 1,6

Source : Agence nationale de développement de l'investissement - dernières données disponibles.

 
Les formes de sociétés préférées par les investisseurs
Société à responsabilité limitée, SARL
Les formes d'établissements préférés par les investisseurs
Filiale
Les principaux investisseurs
Pour plus d'informations, voir l'observatoire de l'investissement dur le site d'Atlas Développement.
Les sources statistiques
Office National des Statistiques

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Pourquoi choisir d'investir en Algérie

Les points forts
Les points forts du pays sont :
- Les faibles coûts des intrants énergétiques (Gaz, carburants & électricité) : le gaz industriel est 22 fois moins cher que la moyenne européenne, l'électricité est 6 fois moins chère ;
- La main d'œuvre qualifiée et bon marché : elle est 10 fois moins chère qu'en France ;
- La proximité de l'Algérie vis à vis de l'Europe. Cela encourage les délocalisations d'activités industrielles consommatrices d'énergie ;
- Un pays en pleine métamorphose économique.
Les points faibles
Les points faibles du pays sont :
- Les lenteurs de l'administration sont souvent pointées du doigt ;
- La complexité de la législation, notamment fiscale ;
- L'accès au foncier industriel.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Pour attirer et encourager les investissements étrangers, le gouvernement a mis en place divers dispositifs très attractifs. Vous pouvez consulter ces dispositifs sur le site de l'ANDI.

Cependant, le 22 décembre 2008, le Premier ministre algérien a publié une instruction allant dans le sens d'une restriction des IDE étrangers. En effet, il est prévu que pour tout nouveau projet d'investissement en Algérie, la majorité du capital (soit 51%) doit être détenue par des partenaires locaux. De même, cette instruction prévoit que les investisseurs étrangers devront recourir uniquement au financement local. Enfin, les projets d'IDE ne seront plus soumis à l'ANDI (Agence Nationale pour l'Investissement et le Développement) mais au CNI (Conseil National de l'Investissement), ce qui devrait entraîner des retards dans le traitement des dossiers. Vous pouvez obtenir davantage d'informations sur ces nouveaux dispositifs.
 
Plus d'informations sur la page "Foreign Investment in Algeria" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Services.
 

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